Tu dois éduquer, 2 : un cadre de mobilisation
Je lis beaucoup, et de tout : des romans, des essais, des articles scientifiques... et assez souvent des listes d'ingrédients (plaisir coupable d'ancien étudiant en sciences naturelles). Mais j’ai une relation amour-haine avec la lecture. Surtout parce qu’elle tend à me servir de refuge, et donc à me couper du reste du monde. C’était nécessaire au Fred enfant et adolescent qui souffrait de se sentir trop peu compris par son entourage par hypercomplexités lexicale et sémantique (preuve par l’exemple). Mais en accroissant cette complexité, la lecture accroit la déconnexion. Une autre raison de ma haine est que la lecture me donne le vertige. M’y plonger me fait constater la quantité de choses qu’on peut savoir, et je suis aussitôt envahi par la déception en me disant qu’une vie humaine ne suffirait pas à tout savoir (d’autant que le savoir s’étend de façon exponentielle). La sensation est particulièrement forte quand j’entre dans une bibliothèque (tout spécialement dans la Grande...